Danse à l’école
La danse à l’école… Pourquoi ? Parce que cette danse peut se révéler aussi puissante que fragile, parce qu’elle se nourrit de simplicité et d’authenticité, parce qu’elle propose, avec une apparente légèreté, un point d’ancrage essentiel pour les individus en « construction ». Parce qu’elle revisite, mine de rien, tout ce qui fait notre – a priori banal – quotidien : les notions d’espace, le langage du corps dans toutes ses nuances, les relations, la qualité de présence, les postures, les façons de regarder, de s’avancer, de donner, de recevoir…
La danse à l’école, c’est l’inconnu… Dès lors, y aller demande une sacrée dose de confiance (en soi, en l’autre, dans le projet…), de renoncement (aux idées préconçues liées à « la danse », aux rapports genrés – filles/garçons –…, aux limites dans lesquelles on pense se trouver, tant corporelles que mentales…), de remise en question, de dépassement, d’ouverture…
La danse à l’école, c’est le plaisir, la découverte… Découverte de sa multiplicité, découverte des œuvres, des codes, des valeurs, des visions politiques et poétiques de ses artistes… Découverte de ce que chacun peut exprimer, partager, expérimenter grâce au mouvement, à l’heure occidentale du « tout au cérébral ».
« Ce qui m’intéresse, ce n’est pas la façon de bouger des gens mais ce qu’ils font bouger », disait Pina Bausch. Et c’est précisément ce qui est intéressant dans la danse à l’école, c’est ce qu’elle fait bouger dans un lieu qui reste le microcosme de la société. Et au-delà forcément !
Extrait « Du vent dans l’herbe / Les enjeux de la danse à l’école. Sarah Colasse (édition Nouvelles de danse)
cf. DAPE (Dispositif d’Aide aux projets d’école – Mairie de Brest, Réf. UE8) et d’autres projets (EAC etc…) dans les écoles et collèges du Finistère depuis 2015.